Il neigeait
Je viens de finir un livre que j'ai adoré : Il neigeait de Patrick Rambaud. J'adore cet auteur, c'est le troisième livre que je lis de lui et, c'est le troisième que je dévorre littéralement... Après Les Chroniques du règne de Nicolas Ier narrant les premières années d'un empereur ressemblant à s'y méprendre au petit homme qui nous gouverne et, La Bataille relatant les combats d'Essling, du point de vu du soldat jusqu'à celui de Napoléon, me voici confronté à un nouvel épisode de l'épopé napoléonnienne, la retraite de Russie.
Autant le dire tout de suite, le livre n'est pas gai, loin de là. L'auteur nous invite à suivre la déroute de la Grande Armée de l'incendie de Moscou au le passage de la Bérésina et au-delà. Le roman suit la trame historique, il décrit une armée épuisée qui arrive à Moscou où elle espère passer l'hiver, il nous emmène au coeur du spectaculaire incedie de la ville, avant d'embarquer le lecteur dans la retraite. Il dépeint, avec un réalisme saisissant, la longue dérive d'une armée qui se désagrèage confrontée au manque de vivre, à un hiver glacial et, constament harcelée par les cosaques. Les héros d'abords nombreux tombent les uns après les autres, tués par l'ennnemis, épuisés, frigorifiés, affamés, noyés dans la Bérésina... Des soldats que le gel a pétrifié hantent des marcheurs de moins en moins nombreux, de plus en plus durs, prêt à tout pour un peu de feu ou un quignon de pain. Pas le temps, pas la force de s'occuper des faibles, des blessés, marche ou crève, il n'y a pas d'alternive.
Mais le livre n'est pas une succession noire de drames, il est pleins de petites histoires personnel, d'espoir, de rêves amoureux même si au final la mort fauche presque tout le monde, presque pas tous. L'historien que je suis au fond de moi a aimé croiser de grands personnages, Napoléon, son entourage, des maréchaux Ney, Davoux, Murat, Berthier, etc. Et puis, il est tellement important de donner de la chair à ces chiffres froid c'est le cas de le dire que nous donne dans les livres d'histoire, 691 500 hommes constituant la Grande armée, 580 000 tués ou disparus, 45 000 morts à la bataille de la Bérézina, par ce roman historique, remarcable de précision. La souffrance d'un soldat confronté au froid, la mort sur le champs de bataille, le gel qui saisi tout, cela prend forme, prend vue par le destin de quelques anonymes imaginés de toutes pièces mais qui auraient pu exister. Je ne suis pas sûr de vous donner envie de lire Il neigeait. Mais je puis vous assurez que c'est un bon livre.
